Un Downwind center ouvre ses portes en Bretagne

C’est officiel… Un downwind center (Océan Paddlecamp) vient de se créer à Crozon/Morgat sous l’égide du talentueux et très sympathique Amaury  Dormet. Vous aurez le temps d’un week-end, ou d’une semaine pour les plus chanceux, le loisir de perfectionner votre technique et apprendre toutes les subtilités de la discipline reine en Stand Up Paddle, Prone et Pirogue. Ce centre multimarque ouvrira début Avril (on pourra y essayer le meilleur du matériel existant actuellement : Sic, Starboard, 3bay, NSP, Sonic, Naskwell, Oxbow, Fanatic, Fone, Sunova, CT+, Razor, 425…). Il n’y en aura pas pour tout le monde alors n’hésitez pas à vous renseigner et à mettre des options sur les dates proposées dans le document ci-dessous 

Contact : amaury@oceanpaddlecamp.com
Tél : 06 61 92 64 35

Photos ©LoicOlivierPhoto (www.loicolivierphoto.com)

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Un rangement malin pour les chaussons.

Voilà l’hiver approche à grands pas, il va falloir ressortir de quoi préserver nos petits pieds fragiles… Voici une solution toute bête : les élastiques de rangement STRAP by DROOG. On les fixe verticalement ou horizontalement au mur bien tendus (à la verticale, on fait des petites séparations avec des serre-flex pour éviter que plusieurs paires ne s’entassent en bas d’installation). On peut ainsi facilement ranger 4/5 paires des chaussons. Coût de la petite astuce : une quinzaine d’euros. Encore une fois, aucun lien commercial avec la marque… Bises salées

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Enlever les traces de coups pagaies sur votre stand up paddle !

(Je précise au passage que je n’ai aucun lien commercial avec la marque dont je parle dans cet article

Dimanche oblige, il faut s’occuper quand la météo ne permet pas d’aller se mettre à l’eau alors voici en image une petite solution toute bête et pas très chère. (6,90€ le pot avec l’éponge)

Se procurer un pot de pierre d’argent
1-Mouiller votre planche
2-Passer l’éponge mouillée sur la pierre d’argent, faire mousser
3-Frotter circulairement les endroits marqués
4-Bien rincer à l’eau clair (surtout sur des boards noires comme ma Sic)
5-Essuyer avec un chiffon doux (micro fibre idéal)

Et hop les marques s’atténuent pour les plus tenaces et disparaissent purement et simplement pour les autres. Je précise quand même que l’on parle là d’enlever les traces dues aux frottements, ça ne répare pas la peinture écaillée

 

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Qu’est-ce qu’un Mascaret ?

Étymologie
Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière, dans son Grand Dictionnaire géographique et critique, écrit en 1768 : « Le flux de la Mer qui arrive deux fois en vingt-quatre heures repousse ses eaux jusqu’à St. Macaire qui est vis-à-vis de Langon à vingt-neuf grandes lieues de son Embouchure. C’est peut-être du nom de ce lieu de St. Macaire que l’on a donné le nom de Macaret à ce refoulement des eaux de la Garonne lors que le flux s’engorgeant dans son Embouchure oblige ce Fleuve à remonter jusqu’à ce lieu. »

En bref
Le mascaret (aussi appelé “mur d’eau”) est un phénomène naturel apparenté à celui de la marée. Il se manifeste par un train de vagues, analogue à de la houle, naissant à l’embouchure de certains fleuves et remontant vers leur source lors de la rencontre du flux de la marée montante et de la masse descendante du fleuve.
Cette manifestation de la nature s’observe préférentiellement à l’occasion des marées d’équinoxe.

Le mascaret est un soliton tout comme les tsunamis : il n’y a donc quasiment pas de perte d’énergie et cette vague peut se propager sur de longues distances : environ 150 kilomètres pour le cas de la Gironde

Cette vague est crée par la marée montante qui vient à la rencontre du flux naturel de l’écoulement de la rivière. Il y a donc deux mascarets par jour soit 730 par an dont seulement une cinquantaine sont remarquables. En effet pour qu’un mascaret soit suffisamment fort pour marquer les esprits, il faut qu’un certain nombre de conditions soient remplies :
– Un coefficient de marée important (à partir de 85 )
– Un niveau d’eau bas dans la rivière
– Des fonds plats et peu profonds sur une longue distance

L’ampleur de cette vague varie considérablement selon la largeur du cours d’eau et la profondeur…

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ESUPF – Passeports de niveaux et premières écoles Labellisées

ESUPF (École du Stand Up Paddle Français) : les Passeports Niveau 1 et Niveau 2 sont arrivés ! Pour que vous puissiez connaître votre niveau de pratique. De l’équilibre à la propulsion en passant par la direction, du plan d’eau plat au plan d’eau clapoteux. De la technical race au downwind avec une échelle mesurant la force du vent. Vous pouvez désormais évoluer dans les écoles de SUP labellisées École du Stand Up Français, et “quitter le bord” en toute sécurité. Les moniteurs de SUP vous encadrent et vous assurent une progression personnalisée.

Les écoles labéllisées à ce jour :
Pour toute information : contact@esupf.com

École de Gaétan Séné,
Golfe du Morbihan, Bretagne Sud.
Contact : Gaétan Séné

Océan Pirogue,
Crozon, Finistère, Bretagne.
Contact : Amaury Dormet

Paddle Center,
Soulac, Nord Gironde, Nouvelle Aquitaine.
Contact : Marcelin Sautour

SUPéquilibre,
St Malo, Ile-et-Villaine, Bretagne Nord
Contact : Anne Crozet

North Shore ,
Trouville-sur-mer, Calvados, Normandie.
Contact : Lener Stive

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SUP à dérive; explications par Christian Hermouet

J’ai demandé à mon ami Christian Hermouet, passionné de SUP de nous expliquer les raisons qui l’ont poussé à mettre en place avec Patrice Remoiville une dérive escamotable sur son UL 16,4 de chez 3bay.

Préambule :
Il y a pour moi le peuple de la mer et le peuple de la plage. Le peuple de la plage c’est l’homme de la vague qui déferle, le surfeur, quel que soit le support, planche à voile, surf, sup. Le peuple de la mer c’est le marin, l’homme du large, de la houle, qu’on chevauche en bateau, en planche à voile et en sup. Je voyais déjà le monde comme cela il y a quelques lustres lors de mes rugissantes années de dériveur puis de windsurf ou seul le « speed crossing » me motivait, la vitesse en mer, au large, loin des arabesques « plageuses », là ou personne ne peut commenter vos « exploits ». Je n’oppose pas les pratiques, elles aboutissent juste à une vision du monde et donc du support différent qu’on utilise.

A partir de là, aller en mer sur un support avec un moteur aussi peu performant que le corps humain sans dérive est pour moi une hérésie, tant sur le plan théorique que pratique. Je vais écarter d’emblée l’analogie avec le funboard et le catamaran car leur capacité à générer du vent apparent très rapidement et dans de grandes proportions, et donc leur capacité à naviguer sans dérive même en se rapprochant du lit du vent, n’illustre pas le débat. La comparaison vas se limiter au dériveur et à la planche à voile à déplacement.

Essayez de naviguer sur un plan d’eau plat sur un dériveur sans dérive à une allure autre que le vent arrière. Quasi impossible, car vous n’équilibrez pas les différents centres de poussées (plan de voilure/safran). C’est encore pire en mer. Ça se tente mais les efforts qui s’exercent sur le safran sont colossaux et il devient très rapidement impossible de tenir la barre et le bateau part sous le vent irrémédiablement, même en modifiant les réglages du moteur (le gréement). L’usage d’une dérive est donc indispensable pour naviguer à une autre allure que downwind. On m’objectera que les efforts et les vitesses ne sont pas les mêmes en sup et c’est juste. Sauf que je suis sûr que ça vous rappelle quelques sessions délicates face ou travers au vent et aux vagues

A partir de ce constat deux directions.
Persévérer dans le voie de la planche sans dérive avec un travail sur la carène, l’emplacement et le type d’aileron ou passer à la planche a dérive.

On peut parfaitement naviguer sans dérive en sup mais cela nécessite une très bonne technique de rame, une excellente condition physique, un shape adapté, un emplacement d’aileron judicieux et l’usage de techniques canoës qu’on utilise pour réaliser un bac (traverser la rivière travers au courant). Hors quasiment toutes les planches de race ont un shape et un emplacement d’aileron très en arrière excellent pour le surf en beach race ou le downwind mais peu adapté pour le reste de la pratique (sauf la descente de rivière). En effet plus la distance entre les centres de poussée (aileron et rameur) est grande plus la planche est molle (qui a tendance à partir sous le vent), ce qui est problématique travers ou une planche ardente (qui a tendance à remonter au vent) est préférable. Autre problème, travers la pression sur l’aileron augmente considérablement et la surface et le profil deviennent prépondérants. Comme tout le monde n’est pas Titouan, le petit aileron de race de 8 devient un nouveau problème, sans parler du standard de boitier US totalement désuet et fragile (mais c’est un autre problème qui mérite pourtant un débat spécifique). Je ne parle pas des gouvernails qu’on trouve sur les SIC-MAUI, ce système n’ayant aucune influence sur la tenue à la mer de la planche. Planches par ailleurs typée quasi exclusivement downwind.

Dès mes débuts en SUP je me suis trouvé confronté aux problèmes évoqués ci-dessus et il est devenu rapidement évident que l’usage de la dérive s’imposait. De leurs cotés mes amis Olivier Drut et Pierre de la Monneraie arrivaient à la même conclusion. Conclusions corroborées par l’immense architecte naval Bruce Faar (si vous ne le connaissez pas précipitez-vous sur la littérature à son sujet) qui a publié il y a quelques années les plans d’un sup à dérive. Mais ce sont de vrais marins , leur expérience du large étant sans commune mesure avec la mienne. Toujours est-il que le premier modèle à dérive fut, sauf erreur de ma part, une f-one 14×28 modifiée par Olivier et qu’a ce jour nous naviguons tous les trois sur des unlimited à dérive. Une 18 bois à simple bouchain pour Pierre, une 18 ronde pour Olivier et une 3bay 16.4 plus classique pour moi.

Deux systèmes de dérives existent : la dérive sabre et la dérive escamotable. Ma préférence va au système escamotable à commande au pied qu’on trouvait sur les planches à voiles, mais sa mise en œuvre est compliquée pour un artisan shapeur aussi utilisons nous des dérives sabres qui coulissent dans un puit plus ou moins incliné vers l’arrière. Le problème de la dérive sabre réside dans le fait qu’il faut s’arrêter pour la retirer lors du passage en downwind, la remise en action dans une mer formée pouvant se révéler problématique. Olivier a expérimenté un système de relevage/descente avec l’aide de la pagaie, mais la dérive devient proéminente et même si une chute vers l’avant est rare cela peut vite tourner au cauchemar si on heurte 25cm de bois ou de carbone…

Où la placer si on opte pour un sup à dérive et quelles dimensions ?
Les deux problématiques sont liées : plus vous avancez la dérive devant la position de rame, plus celle- ci peut être petite. Sur ma 16.4 elle se situe à 90/110 cm (suivant l’état de la mer) devant les pieds, pour 25 cm de profondeur et 9,5 cm de corde (largeur), comme si vous aviez un 11 de downwind sous la planche. Cette dérive est un aileron select vmax étêté et raccourcis. Patrice Remoiville (3bay commander in chief) a réalisé un puit de dérive en carbone moulé qui permet un calage parfait et évite l’usage d’un butoir pour éviter la perte par gravité. L’ensemble ajoute un kilo à la planche. On peut surement faire plus léger mais avec cette technologie on a du solide. Quand on navigue sans dérive, cela ne génère pas de turbulence, la surface du puit étant très inférieure À celle d’un rail US.

Quelle combinaison d’ailerons ?
Sur la 18 de pierre un gouvernail est utilisé, sur la 18′ d’olivier c’est un single incliné et sur ma 16.4′ c’est un montage en trifin assez droit. Je suis un militant du tri fin parallèle (latéraux non pincés) en race, bien dosé ça ne pénalise pas la vitesse mais ça apporte une facilité appréciable en downwind. A la différence de Larry Allison les latéraux sont placés devant le central et sont de plus petite surface. L’arrière du rail central se situe à 90 cm de la poupe. Le montage en trifin permet en outre une multitude de combinaisons possibles en fonction du plan d’eau comme le double fin en rivière (j’ai essayé, c’est excellent et ça permet de passer dans peu d’eau). La distance entre l’aileron central et la dérive est de 220 cm. Le moteur (le rameur) se positionne donc à peut près à équidistance des appendices.

Alternative à la dérive, le ventral fin, un petit aileron central place à 70 cm devant les pieds, concept popularisé toujours par Lary Allison. Je n’ai pas essayé mais ça ne me semble pas bête du tout.

C’est bien beau tout cela mais comment la planche se comporte-t-elle ?
He bien c’est un autre monde qui s’ouvre devant vous, le terrain de jeu devient plus grand, la sécurité se trouve renforcée. On utilise la dérive à toutes les allures sauf grand largue (3/4 arrière) et vent arrière dès que la mer est formé, croisée ou qu’un changement de direction du vent pose problèmes pour rentrer au rivage. Vous vous concentrez juste sur la propulsion même si une petite partie de votre dépense d’énergie est affectée à rester debout. Mais c’est sans commune mesure avec la navigation sans dans une mer formée. Et puis si vous voulez faire du cruising grand confort on peut aussi l’utiliser par petit temps. C’est comme on veut quand on veut.

Conséquence annexe, on peut tenter des shapes plus audacieux mais plus rapides qu’on rendra praticables dans des conditions difficiles dès qu’on utilise la dérive. Ou concevoir des planches de grands cruising hyper confortables, sures et rapides (c’est le cas de ma 16.4′). Avec toutes les déclinaisons possibles entre ces deux extrêmes.

Alors pourquoi ne vois-t-on pas cet appendice se généraliser ?
A mon avis, et je ne vais pas me faire de nouveaux amis, pour plusieurs raisons. La Fédération délégataire est la FFS, et on ne peut pas dire que le surf soit particulièrement porté sur l’innovation sur la planche de race car le surfeur est un homme de la plage. En outre le format des courses ne pousse pas dans ce sens, aussi vais-je me limiter au constat sans l’accabler plus que cela tout en constatant que même le trifins est interdit ce qui ne manque pas de sel venant d’une fédération de surfeurs. Plus surement il faut se tourner vers les industriels. C’est tellement plus simple de produire une planche en single, avec des constructions « light », de la vendre la peau du cul et de changer de modèle chaque année. Bref les fossoyeurs de la planche à voile sont à la manœuvre et il ne faut pas compter sur eux pour faire évoluer les choses. Leur force d’inertie réside dans le marketing (le nom moderne de la propagande) et la mise en avant de pratiques extrêmes (gros downwind hawaïens).

Reste les shapeurs, certes peu nombreux mais capables de réaliser « autre chose ».

Christian Hermouet

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Test : pompe Titan Redpaddleco

Tu me gonfles !!!!

On voit chaque année les progrès faits en matière de conception de planches gonflables. Les accessoires, eux aussi évoluent. Je vous raconte aujourd’hui le bonheur apporté par la pompe Titan. Cette pompe à double chambre permet de monter en pression rapidement en économisant des forces. Elle offre la possibilité de basculer su une chambre quand l’effort devient trop intense en dévissant le bouchon à l’arrière de la pompe (ci-dessous) 😉 On ne le dira jamais assez bien gonfler sa board, est le seul moyen de gagner en rigidité et donc en performance (Les miennes sont gonflées à 20 psi). … #redpaddleco #pompetitan

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