Qu’est-ce qu’un Mascaret ?

Étymologie
Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière, dans son Grand Dictionnaire géographique et critique, écrit en 1768 : « Le flux de la Mer qui arrive deux fois en vingt-quatre heures repousse ses eaux jusqu’à St. Macaire qui est vis-à-vis de Langon à vingt-neuf grandes lieues de son Embouchure. C’est peut-être du nom de ce lieu de St. Macaire que l’on a donné le nom de Macaret à ce refoulement des eaux de la Garonne lors que le flux s’engorgeant dans son Embouchure oblige ce Fleuve à remonter jusqu’à ce lieu. »

En bref
Le mascaret (aussi appelé “mur d’eau”) est un phénomène naturel apparenté à celui de la marée. Il se manifeste par un train de vagues, analogue à de la houle, naissant à l’embouchure de certains fleuves et remontant vers leur source lors de la rencontre du flux de la marée montante et de la masse descendante du fleuve.
Cette manifestation de la nature s’observe préférentiellement à l’occasion des marées d’équinoxe.

Le mascaret est un soliton tout comme les tsunamis : il n’y a donc quasiment pas de perte d’énergie et cette vague peut se propager sur de longues distances : environ 150 kilomètres pour le cas de la Gironde

Cette vague est crée par la marée montante qui vient à la rencontre du flux naturel de l’écoulement de la rivière. Il y a donc deux mascarets par jour soit 730 par an dont seulement une cinquantaine sont remarquables. En effet pour qu’un mascaret soit suffisamment fort pour marquer les esprits, il faut qu’un certain nombre de conditions soient remplies :
– Un coefficient de marée important (à partir de 85 )
– Un niveau d’eau bas dans la rivière
– Des fonds plats et peu profonds sur une longue distance

L’ampleur de cette vague varie considérablement selon la largeur du cours d’eau et la profondeur…

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